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Oleggio-Vigevano ou dedans-dehors

Je n’ai pas eu envie de faire de photos.
Je n’ai voulu parler à personne.

La journée grise n’a pas aidé. J’avais beaucoup de kilomètres à faire.
Je suis resté dedans. J’ai posé mes yeux sur l’asphalte et j’ai avancé.

Un peu triste, mélancolique, j’ai propulsé mes pensées vers « après l’arrivée », « avant le départ », ce qu’il restera à faire et comment je voudrais procéder. Elucubrations plus ou moins réalistes et réalisables.

Fuir le maintenant, le ici. Moment qu’on aime pas. J’ai suivi les indications de mon navigateur sans regarder autour de moi et j’ai marché.

Un peu par hasard, un peu par besoin, j’ai relevé la tête.

Tout est à l’envers, tout est dehors alors que je suis dedans. Tout est dedans et je suis dehors. Je repense à Antonio Tabucchi et son Notturno Indiano.

Je n’ai pas eu envie de faire de photos. La seule image prise aujourd’hui s’est imposée d’elle-même comme une métaphore réelle de comment je me sens aujourd’hui.

10 commentaires sur “Oleggio-Vigevano ou dedans-dehors”

  1. Jeudi était apparemment un jour « sans ». Boh…
    Alors je vous souhaite pour demain un dimanche tout en couleurs.
    Buon cammino!
    Katherine

Les commentaires sont fermés.